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HISTOIRE

DES XII CÉSARS.

1

Tome II.

C. SUETONI TRANQUILLI

DE

XII CÆSARIBUS,

LIBER SECUNDUS.

D. OCTAVIUS CÆSAR AUGUSTUS

GENTEM

ENTEM OCTAVIAM Velitris præcipuam olim fuisse, multa declarant. Nam & vicus celeberrimâ parte oppidi jam pridem Octavius vocabatur: & ostendebatur ara Octavio consecrata qui bello dux finitimo

quum

forte Marti rem divinam faceret, nuntiatâ repente hostis incursione; semicruda exta rapta foca prosecuit: atque ita prælium ingressus, victor rediit. Decretum etiam publicum exstabat , quo cavebatur ut in

posterum quoque

simili modo exta Marti rcdderentur, reliquiæque ad Octavios referrentur.

Ea gens

à Tarquinio Prisco rege, inter Romanas gentes allecta in senatum, mox a

DES XII CÉSARS,

PAR SU ET O N E.

LIVRE SECOND,

1. Ancêtres

fables sur son

VIE D'AUGUSTE. (a) Il paroît par plusieurs monumens que la famille d'Auguste étoit originaire de Vélitri : il y avoit dans le plus beau quartier de cette d'Auguste , & ville une rue qu'on nommoit Octavienne; ses habitans avoient même érigé un autel à Octavius, ' un de leurs anciens généraux, qui, dans le tems qu'il sacrifioit à Mars, ayant appris que l'ennemi menaçoit la patrie, se hâta de tirer du feu les entrailles de la victime à demi-consumée, 2 les mit en piéces, & vola aussi-tôt sur le champ de bàtaille d'où il revint victorieux; dès - lors le peuple , par un decret solemnel, ordonna qu'à l'avenir on n'offriroit au Dieu tutélaire de la ville que les entrailles de la victime, &

que le reste seroit adjugé à la famille des Octavius.

Tarquin l'Ancien donna entrée dans le Sénat aux Octavius, comme s'ils étoient origi

naires de Rome; Servius Tullius les agrégea AUGUSTE. même parmi les familles Patriciennes ; mais

dans la suite ils déchurent de leur grandeur, & se trouverent confondus avec les Plébeïens; ce fut le grand Cèsar qui les rétablit dans le Patriciat.

Un nommé Rufus fut le premier de cette Maison

que le suffrage du peuple éleva aux magistratures; il devint Préteur, & cut deux fils, Cneïus & Caïus, qu'on regarda comme les tiges des deux branches de la famille Octavienne, mais dont la fortune fut bien inégale; car les descendans de Cneïus se virent élever aux premieres magistratures ; mais la postérité de Caïus, soit par choix 3 soit à cause de la médiocrité de sa fortune, resta obscurément dans l'ordre des Chevaliers Romains jusqu'au pere d'Auguste.

,

Le bisaïeul de ce Prince servit en Sicile sous Emilius Pappus , pendant la seconde gaerre punique, & cut le titre de tribun militaire; pour son aïeul, content de posséder les magistratures de la ville dont il étoit originaire , & de jouir de l'opulence que ses peres lui avoient laissée, il parvint à une vieillesse obscure, mais tranquille.

Liv. Il

Ser. Tullio in patricias transducta , procedente tempore ad plebem se contulit : ac rursus magno intervallo per D. Julium in patriciatum rediit.

Primus ex hac magistratum populi suffragio cepit C. Rufus. Is Cneum & Caïum procreavit : à quibus duplex Octaviorum familia defluxit, conditione diversâ. Siquidem Cn. & deinceps ab eo reliqui omnes functi sunt honoribus summis. At Caïus ejusque posteri, seu fortunâ, seu voluntate, in equestri ordine constitêre, usque ad Augusti patrem.

Proavus Augusti, secundo Punico bello, stipendia in Sicilia Tribunus militum fecit, Æmilio Pappo imperatore. Avus municipalibus magisteriis contentus, abundante patrimonio , tranquillissimè senuit.

Айј

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