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TABLE DES MATIÈRES

CONTENUES

DANS LE TOME QUINZIÈME.

LIVRE QUARANTE-SIXIÈME.

WASHINGTON ET SALAMANQUE.

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Événements qui se passaient en Europe pendant l'expédition de Russie.
Situation difficile de l'Angleterre; détresse croissante du com-
merce et des classes ouvrières; désir général de la paix. — Assassinat
de M. Perceval, principal membre du cabinet britannique. Sans
la guerre de Russie, cette mort, quoique purement accidentelle, au-
rait pu devenir l'occasion d'un changement politique. — A tous les
maux qui résultent pour l'Angleterre du blocus continental s'ajoute
le danger d'une guerre imminente avec l'Union américaine. - Ой
en étaient restées les questions de droit maritime entre l'Europe
et l'Amérique. Renonciation de la part des Américains au sys-
tème de non intercourse, en faveur des puissances qui leur resti-
tueront les légitimes droits de la neutralité. Saisissant cette occa-
sion, Napoléon promet de révoquer les décrets de Berlin et de
Milan, si l'Amérique obtient le rappel des ordres du conseil, ou
si à défaut elle fait respecter son pavillon. – L'Amérique accepte
cette proposition avec empressement. Négociation qui dure plus
d'une année pour obtenir de l'Angleterre la révocation des ordres
du conseil. · Entêtement de l'Angleterre dans son système, et
refus des propositions américaines, fondé sur ce que la révocation des
décrets de Berlin et de Milan n'est pas sincère. - Puériles contesta-
tions de la diplomatie britannique sur ce sujet. Napoléon ne se
bornant plus à une simple promesse de révocation, rend le décret du
28 avril 1811, par lequel les décrets de Berlin et de Milan sont, par
rapport à l'Amérique, révoqués purement et simplement. —L'Angle-
terre contestant encore un fait devenu évident, les Américains sont
disposés à lui déclarer la guerre. — Dernières hésitations de leur part
dues aux procédés malentendus de Napoléon, et aux dispositions des

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État de ces partis. ·

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divers partis en Amérique.
Fédéralistes et
républicains. Le président Maddisson. La guerre résolue d'abord
pour 1811 est remise à 1812. Les violences redoublées de l'An-
gleterre, et surtout la presse exercée sur les matelots américains,
décident enfin le gouvernement de l'Union. Le président Maddisson
propose une suite de mesures militaires. Vive agitation dans le
congrès, et déclaration de guerre à l'Angleterre. Importance

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de cet événement, et conséquences qu'il aurait pu avoir sans le dé-
sastre de Russie, et sans les événements d'Espagne. État de la
guerre dans la Péninsule. — Dégoût croissant de Napoléon pour cette
guerre. - Situation dans laquelle il avait laissé les choses en partant
pour la Russie, et résolution qu'il avait prise de déférer le comman-
dement en chef au roi Joseph. Comment ce commandement avait
été accepté dans les diverses armées qui occupaient la Péninsule.
État des armées du nord, de Portugal, du centre, d'Andalousie
et d'Aragon. Résistance à l'autorité de Joseph dans tous les états-
majors, excepté dans celui de l'armée de Portugal, qui avait besoin
de lui. Projets de lord Wellington, évidemment dirigés contre
l'armée de Portugal. Joseph, éclairé par le maréchal Jourdan,
son major général, discerne parfaitement le danger dont on est me-
nacé, et le signale aux deux armées du nord et d'Andalousie, qui
sont seules en mesure de secourir efficacement l'armée de Por-
fugal. Refus des généraux Dorsenne et Caffarelli, qui sont suc-
cessivement appelés à commander l'armée du nord. Refus du
maréchal Soult, commandant en Andalousie, et ses longues con-
testations avec Joseph. - Situation grave et d'fficile de l'armée de
Portugal, placée sous l'autorité du maréchal Marmont. Opé-
rations préliminaires de lord Wellington au printemps de 1812.
Voulant empêcher les armées d'Andalousie et de Portugal de se
porter secours l'une à l'autre, il exécute une surprise contre les
ouvrages du pont d'Almaraz sur le Tage. Enlèvement et destruc-
tion de ces ouvrages par le général Hill les 18 et 19 mai. — Après
ce coup hardi, lord Wellington passe l'Aguéda dans les premiers
jours de juin. Sa marche vers Salamanque. Retraite du ma-
réchal Marmont sur la Tormès. Attaque et prise des forts de
Salamanque. Retraite du maréchal Marmont derrière le Douro.
Situation et force des deux armées en présence. Le maré-
chal Marmont, après avoir appelé à lui la division des Asturies, et
réuni environ quarante mille hommes, n'attendant plus de secours
ni de l'armée du nord, ni de celle d'Andalousie, ni même de celle
du centre, se décide à repasser le Douro, afin de forcer les Anglais
à rétrograder. Il espère les éloigner par ses manœuvres, sans
être exposé à leur livrer bataille. Passage du Douro, marche
heureuse sur la Tormès, et retraite des Anglais sous Salamanque,
à la position des Arapiles. Le maréchal Marmont essaye de ma-
nœuvrer encore autour de la position des Arapiles, afin d'obliger
lord Wellington à rentrer en Portugal. Au milieu de ces mou-
vements basardés, les deux armées s'abordent, et en viennent aux
mains. Bataille de Salamanque, livrée et perdue le 22 juillet.

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Le maréchal Marmont, gravement blessé, est remplacé par le
général Clausel. — Funestes conséquences de cette bataille. Pen-
dant qu'on la livrait, le roi Joseph, qui n'avait pu décider les
diverses armées à secourir celle de Portugal, avait pris le parti de
la secourir lui-même, mais sans l'en avertir à temps. Inutile
marche de Joseph sur Salamanque à la tête d'une force de treize à
quatorze mille hommes. Il passe quelques jours au delà du Gua-
darrama, afin de ralentir les progrès de lord Wellington, et de dégager
l'armée de Portugal vivement poursuivie. — Grâce à sa présence et
à la vigueur du général Clausel, on sauve les débris de l'armée de
Portugal qu'on recueille aux environs de Valladolid. → État moral et
matériel de cette armée, toujours malheureuse malgré sa vaillance.--
Profond chagrin de Joseph menacé d'avoir bientôt les Anglais dans
sa capitale. — N'ayant plus d'autre ressource, il ordonne, d'après
le conseil du maréchal Jourdan, l'évacuation de l'Andalousie. — Ses
ordres impératifs au maréchal Soult. Après avoir poursuivi quel-
ques jours l'armée de Portugal, lord Wellington, ne résistant pas au
désir de faire à Madrid une entrée triomphale, abandonne la pour-
suite de cette armée, et pénètre dans Madrid le 12 août. Joseph,
obligé d'évacuer sa capitale, se retire vers la Manche, et, désespé-
rant d'être rejoint à temps par l'armée d'Andalousie, se réfugie à
Valence. Horribles souffrances de l'armée du centre et des familles
fugitives qu'elle traîne à sa suite. — Elle trouve heureusement bon
accueil et abondance de toutes choses auprès du maréchal Suchet.
Le maréchal Soult, averti par Joseph de sa retraite sur Valence, se
décide enfin à évacuer l'Andalousie, et prend la route de Murcie pour
se rendre à Valence. Dépêches qu'il adresse à Napoléon afin d'ex-
pliquer sa conduite. — Hasard qui fait tomber ces dépêches dans les
mains de Joseph. - Irritation de Joseph. Son entrevue avec le ma-
réchal Soult à Fuente de Higuera le 3 octobre. — Conférence avec les
trois maréchaux Jourdan, Soult et Suchet sur le plan de campagne à
suivre pour reconquérir Madrid, et rejeter les Anglais en Portugal.
- Avis des trois maréchaux. Sagesse du plan proposé par le ma-
réchal Jourdan, et adoption de ce plan. Les deux armées d'Anda-
lousie et du centre réunies marchent sur Madrid vers la fin d'octobre.
Temps perdu par lord Wellington à Madrid; sa tardive appa-
rition devant Burgos. Belle résistance de la garnison de Burgos.
- L'armée de Portugal renforcée oblige lord Wellington à lever
le siége de Burgos. Alarmé de la concentration de forces dont il
est menacé, lord Wellington se retire de nouveau sous les murs de
Salamanque, et y prend position. - Pendant ce temps Joseph, ar-
rivé sur le Tage avec les armées du centre et d'Andalousie réunies,
chasse devant lui le général Hill, l'expulse de Madrid, rentre dans
cette capitale le 2 novembre, et en part immédiatement pour se mettre
à la poursuite des Anglais. — Son arrivée le 6 novembre au delà du
Guadarrama. — L'armée de Portugal, qui s'était arrêtée sur les bords
du Douro, se joint à lui. Réunion de plus de quatre-vingt mille
Français, les meilleurs soldats de l'Europe, devant lord Wellington
à Salamanque. Heureuse occasion de venger nos malheurs.

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Rapide voyage de Napoléon.

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Il ne se fait connaître qu'à Varsovie et
à Dresde, et seulement des ministres de France. — Arrivée subite à
Paris le 18 décembre à minuit. Réception le 19 de ministres et
des grands dignitaires de l'Empire. - Napoléon prend l'attitude d'un
souverain offensé, qui a des reproches à faire au lieu d'en mériter, et
affecte d'attacher une grande importance à la conspiration du général
Malet. - Réception solennelle du Sénat et du Conseil d'État. — Vio-
lente invective contre l'idéologie. — Afin d'attirer l'attention publique
sur l'affaire Malet, et de la détourner des événements de Russie,
on défère au Conseil d'État M. Frochot, préfet de la Seine, accusé
d'avoir manqué de présence d'esprit le jour de la conspiration. - Ce
magistrat est condamné, et privé de ses fonctions. Napoléon,
frappé du danger que courrait sa dynastie, s'il venait à être tué, songe
à instituer d'avance la régence de Marie-Louise. L'archichancelier
Cambacérès chargé de préparer un sénatus-consulte sur cet objet.-
Soins plus importants qui absorbent Napoléon. · Activité et génie
administratif qu'il déploie pour réorganiser ses forces militaires. —
Ses projets pour la levée de nouvelles troupes, et pour la réorganisa-
tion des corps presque entièrement détruits en Russie. — Il reçoit
des bords de la Vistule des nouvelles qui le détrompent sur la si-
tuation de la grande armée, et qui lui prouvent que le mal depuis son
départ a dépassé toutes les prévisions. — Joie des Prussiens lorsqu'ils
acquièrent la connaissance entière de nos désastres. A leur joie
succède une violence de passion inouïe contre nous. — Arrivée de
l'empereur Alexandre à Wilna, et son projet de se présenter comme
le libérateur de l'Allemagne. — Actives menées des réfugiés allemands

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