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Nouvelle édition revue et corrigée, ornée des Portraits

des douze Empereurs, et de celui de l'Auteur, gravés
caprès l'antique.

TOME PREMIER.

À PARIS,

CHEZ GABRIEL WARÉE, LIBRAIRE, QUAI VOLTAIRE,

n° 14•

AN XI I I.

18.5.

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DISCO U R S

PRÉLIMINAIRE.

ON.

N sait peu de choses de la vie de Suétone. Son père était tribun légionnaire, et servit dans la guerre d'Othon et de Vitellius. Le fils fut secrétaire de l'empereur Adrien, et perdit sa place pour s'être permis avec l'impératrice Sabine des libertés peu respectueuses. Il était lié avec Pline le Jeune , qui l'exhorte dans une de ses lettres à mettre au jour quelques ouvrages qu'il dit être des morceaux achevés. Suétone en a composé plusieurs, que nous n'avons plus, sur les différens habillemens des peuples, sur l'histoire des spectacles, sur les défauts corporels, sur les fonctions des préteurs, etc. Il ne nous reste de lui qu'un abrégé trèsconcis de la Vie des Grammairiens, et l'Histoire des douze premiers Césars. C'est ce dernier ouvrage dont j'offre la traduction au Public.

On a vu quel motif m'avait déterminé à l'entreprendre : Suétone d'ailleurs n'est point un auteur sans mérite. Je ne crois pas qu'on

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me soupçonne de l'idolâtrie ordinaire aux traducteurs, qui semblent toujours prosternés devant leurs originaux. C'est une grace d'état, et je n'ai pas droit d'y prétendre. On verra, dans mes notes, que je n'approuve point tout ce qu'écrit Suétone : je voudrais y voir moins d'inutilités et de détails minutieux. Mais, en général, si ce n'est pas un écrivain éloquent, c'est du moins un historien curieux : il est exact jusqu'au scrupule, et rigoureusement méthodique. Il n'omet rien de ce qui concerne l'homme dont il écrit la vie, et se croit obligé de rapporter non seulement tout ce qu'il a fait, mais tout ce qu'on a dit de lui. On rit de cette attention dont il se pique dans les plus petites choses , mais on n'est pas fâché de les trouver; et c'est apparemment pour cette raison que l'auteur d'Émile regrette quelque part qu'il n'y ait plus de Suétone.

S'il abonde en détails, il est fort sobre sur les réflexions : il raconte sans s'arrêter, sans paraître prendre intérêt à rien, sans donner aucun témoignage d'approbation ou de blåme, d'attendrissement ou d'indignation : sa fonction unique est celle de narrateur. Il résulte de cette indifférence un préjugé trèsbien fondé en faveur de son impartialité :

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